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Loisirs et Création | Huile

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Huile

Loisirs et création, Huile

Et c'est pas aussi difficile que le dit la chanson !

La peinture à l’huile est, depuis la Renaissance, le procédé pictural le plus utilisé par les peintres. Stable à la lumière et d’une grande luminosité, la peinture à l’huile reste un moyen d’expression unique très appréciée des peintres professionnels comme des peintres amateurs.


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assets/images/illustrations/page_univers/icones/puce_content_univers_outillage.png Les techniques

La peinture à l’huile est composée d’un mélange de pigments et d’huile siccative, permettant d’obtenir une pâte plus ou moins consistante. L’huile utilisée est généralement l’huile de lin ou l’huile d’œillette.

Contrairement aux idées reçues, la peinture à l’huile n’est pas plus difficile à manipuler que la peinture acrylique. Elle peut même s’avérer être plus simple d’utilisation. En effet, elle sèche plus lentement que l’acrylique ce qui permet de mieux mélanger les couleurs mais également de récupérer plus facilement un défaut.

Il existe, comme pour les autres peintures, deux grands types de peinture à l’huile : la fine et l’extra-fine. La fine est de qualité moyenne alors que l’extra-fine est de qualité supérieure, c'est-à-dire qu’elle est plus riche en pigments donc plus couvrante et plus profonde. L’extra-fine possèdent également une gamme de couleurs beaucoup plus large.

En résumé, la peinture à l’huile n’est pas réservée aux artistes confirmés mais est à la portée de chacun d’entre nous. Alors n’hésitez plus et tous à vos pinceaux !

Le principe de base de la peinture à l’huile consiste à superposer des couches de couleurs à l’aide d’un pinceau ou d’un couteau.

La technique dite de « gras sur maigre » consiste, lorsqu’on exécute un tableau, à appliquer les couleurs à l’huile diluées avec de l’essence de térébenthine. En effet, la peinture à l’huile sèche à l’air libre par oxydation. Par conséquent, les couches supérieures sèchent plus vite que les couches inférieures. Pour éviter que le tableau fini ne s’écaille, il est recommandé de poser des jus de couleurs (« maigres ») en guise de première couche. Les couches qui suivront seront diluées à l’huile de lin et à l’essence de térébenthine (« grasses »). La peinture à l’huile est une technique de patience. Il faut souvent attendre, entre 24 et 48 heures, entre chaque couche. Ce temps peut être raccourci si on utilise des médiums (« siccatifs ») qui accélèrent le séchage de la couleur.

La technique du glacis consiste à superposer de fines couches de peinture. Les couches de couleurs suivantes modifient les précédentes. On commence par appliquer des couleurs claires, car le glacis consiste à foncer la couleur et à la densifier.

L’empâtement consiste à employer la peinture à l’huile en couches épaisses pour travailler en épaisseur sur le support. Cela donne des œuvres pleines de relief. On empreinte différents outils pour marquer ou former la peinture (pinceaux, couteaux, grattoirs).

Quelque soit la technique utilisée, le déroulement reste le même. Pour commencer, il vous faudra préparer la toile en appliquant une ou plusieurs couches de Gesso pour lisser le grain.

Une fois le support sec, commencez l'esquisse du sujet ou du paysage.
Effectuez les mélanges de couleurs à l'aide du couteau à palette (les couleurs peuvent être utilisées dès la sortie du tube, mais peuvent aussi être mélangées à des médiums pour obtenir des effets plus légers, des transparences...). Commencez par les grands applats en jouant sur les contrastes entre les zones claires et les zones sombres. Etudiez la lumière en appliquant des touches de couleurs claires ou du blanc sur les volumes pour les faire ressortir.
Une fois terminée, vernissez la toile

assets/images/illustrations/page_univers/icones/puce_content_univers_outillage.png Les supports

Il existe différents supports sur lesquels on peut appliquer la peinture à l’huile.

Le carton entoilé.

Composé d’un carton rigide sur lequel est encollé une toile de coton, ce support est parfait pour les premiers essais du débutant qui pourra ainsi se familiariser avec cette toile à faible coût. Quant aux initiés, ils l’utiliseront pour travailler sur des études de leurs futurs projets.

Le châssis.

Ils sont les supports les plus couramment utilisés. Composés de toile de lin ou de coton montée sur un cadre en bois, ils existent dans des dimensions multiples. Pour les châssis dits « normalisés », ils sont classés en trois catégories : Figure, Paysage et Marine. Elles déterminent la dimension idéale pour la représentation de tel ou tel sujet. Il existe d’autres châssis de dimensions et de formes variables (carré, triangle, rond) adaptés à des projets décoratifs ou scolaires. La différence entre les châssis coton et lin tient dans la qualité de la surface à peindre. Le lin offre une trame plus fine que le coton, très agréable pour un travail tout en finesse.

Le papier toilé

Présenté sous forme de blocs, le papier toilé imite les caractéristiques de la toile coton. Ce support est parfaitement adapté à une personne souhaitant réaliser de multiples essais.

assets/images/illustrations/page_univers/icones/puce_content_univers_outillage.png Les outils et les produits qui assurent la réussite de votre projet

Additifs

Les additifs sont indispensables pour pouvoir exploiter pleinement toutes les qualités de la peinture à l’huile.

Ils se divisent en 4 catégories : les diluants, les siccatifs, les médiums et les vernis.

Les diluants

  • Les diluants sont essentiellement des essences et des huiles. Ils permettent de fluidifier la peinture. Quand les essences sont utilisées aux premiers stades de la réalisation, les huiles, elles, permettent de travailler dans la matière.

Les essences

Utilisées généralement lors de la phase d’ébauche, elles permettent de dissoudre la pate diminuant ainsi considérablement le temps de séchage. Voici un descriptif de quelques unes d’entre elles.

  • Essence de térébenthine rectifiée Diluant de base pour la peinture à l’huile. Habituellement utilisée pour le travail d’ébauche. Si on veut l’utiliser pour travailler dans le frais on lui substitue partiellement une essence moins volatile.
  • Essence de pétrole
    Solvant moins gras et moins odorant que l’essence de térébenthine, elle se conserve mieux au contact de l’air dut au fait qu’elle soit une essence minérale et non végétale.
  • Essence sans odeur
    Très appréciée par les peintres gênés par l’odeur des solvants, elle ne laisse pas de trace au séchage. Elle s’évapore lentement.
  • Huile essentielle de pétrole 
    Bon compromis entre les essences et les huiles, l’huile essentielle de pétrole s’évapore moins vite et permet de travailler la peinture dans le frais plus longtemps qu’une essence.
  • Les huiles

    D’origine végétale, elles sont le « liant » de la peinture à l’huile. Elles possèdent chacune leur propre propriété. Temps de séchage, jaunissement, texture, solidité du films, sont autant de facteurs sur lesquels agissent les huiles.

    • Huile de lin clarifiée
      Extraite de graines de lin, elle est naturellement ambrée et très transparente. Elle s’utilise de préférence avec des tons foncés du fait qu’elle est tendance à jaunir dans le temps.
    • Huile de lin cuite
      Elle a pour caractéristique de sécher plus rapidement que l’huile de lin normale. Elle donne un film brillant et légèrement ambré. Idéale pour créer ses propres couleurs en mélangeant en dosage identique avec de l’huile de lin clarifiée et bien évidemment des pigments.
    • Huile de carthame raffinée
      Essentiellement utilisée pour la création des couleurs clairs (broyage des blancs), elle peut également être mélangée aux peintures à l’huile pour accentuer la brillance sans altérer les nuances. Peut être mélangée à l’huile de lin.
    • Huile d’œillette clarifiée
      Plus clair et moins jaunissante, elle est conseillée pour diluer les tons clairs. Séchant moins vite que l’huile de lin et de carthame, il est conseillé d’y ajouter un peu de siccatif de Courtrai (quelques gouttes) pour harmoniser le séchage.
    • Standolie
      Utilisée pour les glacis et le travail des détails. Mélangée à la peinture à l’huile, elle permet surtout d’estomper les traces de brosses. Cependant vu sa viscosité il est conseillé de la mélanger avec un peu d’essence. Elle jaunie très peu dans le temps mais ralentie le temps de séchage.
    • Térébenthine de Venise
      A son nom on pourrait croire qu’il s’agit d’une essence, cependant il n’en est rien puisque la térébenthine de Venise n’est autre que de la résine de mélèze. Elle peut servir d’agent plastifiant aux couleurs à l’huile ou les vernis. Cependant elle fragilise le film donc à utiliser modérément. Vous pouvez la diluer avec de l’essence de térébenthine.

    Les siccatifs

    Mélangés aux huiles, ils permettent d’accélérer mais également d’harmoniser le temps de séchage. Cependant un mauvais dosage va détériorer le film de la peinture. Il est donc vivement conseiller de bien suivre les dosages.

    • Siccatif de Courtrai
      Les couleurs à l’huile n’ayant pas toute le même temps de séchage, le siccatif de Courtrai permet non seulement d’accélérer le séchage mais également de diminuer l’écart de temps de séchage entre les couleurs. Il se mélange très bien aux huiles mais à utiliser modérément (quelques gouttes) car il peut fragiliser le film de la peinture.

    Les médiums

    Créés à partir de résines naturelles ou synthétiques, d’huiles et de solvants, ils n’ont pas de limite de dosage et peuvent s’utiliser tout au long de votre réalisation. Selon les médiums appliqués la consistance ainsi que l’aspect (mat, satiné, brillant) peuvent changer. Ils sont diluable avec les essences de térébenthine et de pétrole.

    • Médium universel
      Fabriqué à base de résine synthétique, le médium universel se mélange en toute proportion aux couleurs à l’huile. Incolore et brillant, il accélère le séchage. Il est diluable à l’essence de térébenthine, pétrole et sans odeur.
    • Médium à peindre Turner
      Fabriqué à base de résine naturelle, le médium à peindre Turner se mélange en toute proportion aux couleurs à l’huile. Favorisant le travail dans la matière, il s’avère également très utile pour les glacis. Il accentuera également le brillant. Peut être dilué à l’essence de térébenthine et de pétrole.
    • Médium flow ’n dry alkyde
      Le médium flow ’n dry alkyde se mélange en toute proportion aux couleurs à l’huile. Il accélère le séchage et fluidifie la peinture. Non jaunissant il est agréable à utiliser pour les glacis.
    • Médium fluide flow ’n dry alkyde
      Version liquide du médium flow ’n dry, il est non jaunissant et idéal pour les glacis.
    • Médium d’empâtement
      Constitué d’une pâte ferme mais légère, ce médium permet les épaisseurs et les reliefs. Cependant, à la peinture à l’huile, les empâtements ne peuvent excéder 5mm sous risque de craquelure. Donc, pour des empâtements supérieur, privilégiez un medium d’empâtement acrylique, vous pourrez peindre par-dessus à la peinture à l’huile sans problème.

    Les vernis

    Les vernis permettent de protéger les œuvres de tout type d’agression. Ils sont soit provisoires soit définitifs; brillants, mats ou satinés.

    Ils sont conditionnés en bouteille ou en aérosol.

    En bouteille, ils s’appliqueront avec une grosse brosse de préférence à poil doux, et en croisé. Il est possible de passer plusieurs couches successives. Appliqué à la brosse le vernis aura une couche plus épaisse qu’appliqué à l’aérosol.

    Le vernis aérosol déposera une couche beaucoup plus fine mais sera plus facilement homogène.

    Attention : Pour une toile peinte à l’huile le délai d’attente avant vernissage est de 6 mois à un an.

    Les vernis provisoires

    • Vernis à retoucher Turner
      Vernis léger à séchage rapide, il est utilisé pour corriger les embus, raviver les couleurs ou reprendre une toile déjà sèche. Il est également utilisé comme vernis temporaire pour protéger l’œuvre de la poussière ou d’un transport. Il peut s’appliquer dès que la toile est sèche en surface ne ralentissant que très peu le processus d’oxydation. Il s’atténuera de lui-même au fil du temps.
      Astuce : certains artistes préfèrent sont utilisation plutôt qu’un vernis définitifs, qui aura tendance à mal vieillir, facilitant ainsi le travail de restauration.

    Les vernis définitifs

    • Vernis mat à tableaux
      Incolore et très résistant, il s’applique sur une peinture bien sèche.il peut être dilué à l’essence de térébenthine uniquement mais peut être mélangé à un vernis brillant ou satiné pour obtenir l’effet escompté. Séchage rapide.
    • Vernis satiné à tableaux
      Incolore et difficilement réversible, il est un bon compromis entre le vernis mat et le brillant. Non jaunissant, il est également sans reflet. Il s’applique sur une peinture bien sèche. Il peut être dilué à l’essence de térébenthine uniquement.
    • Vernis brillant à tableaux
      Incolore et difficilement réversible, il s’applique sur une peinture bien sèche.il peut être dilué à l’essence de térébenthine uniquement. Séchage rapide. Vernis extra-fin à tableaux
      Incolore et extrêmement brillant, il s’applique sur une peinture bien sèche. il peut être dilué à l’essence de térébenthine ou pétrole. Attention il n’est pas recommandé de l’appliquer en période humide.
    les pinceaux

    Ils sont le prolongement de la main de l’artiste. Ils existent en différentes qualités selon les poils utilisés, mais également en différentes formes selon l’emploi recherché.

    Les différentes formes de pinceaux

    • Les brosses plates existent en plusieurs centimètres de largeur. Elles sont utilisées pour faire des traits précis, pour brosser des fonds en aplat ou pour faire des effets de texture (utilisation sans eau de la couleur).
    • Les brosses en langue de chat sont préconisées pour un travail moins précis. La touche est plus souple et le rendu plus fondu. Ces brosses ont la particularité de pourvoir être utilisées à plat pour les fond, sur la tranche pour le modelage et sur la pointe pour le détail.
    • Le pinceau éventail sert à diffuser la couleur pour la fondre mais il est également très utile pour faire des effets notamment dans les paysages pour les arbres.
    • Les pinceaux ronds servent pour les détails et les finitions.
      Quant à la longueur du pinceau, vous le choisirez avec un manche long pour un travail sur chevalet alors que vous le préférerez à manche court pour un travail sur table.

    Les différentes qualités

    • Les pinceaux en soie de porc se caractérisent par un poil très rigide. Il est adapté pour appliquer de la peinture à l’huile lors des premières couches ou pour un travail laissant apparaître les coups de pinceaux.
    • Les pinceaux en poils synthétiques présentent des poils semi-rigides. Ils deviennent les pinceaux les plus couramment utilisés. Ils existent dans toutes les formes et les tailles selon les effets souhaités.
    • Les pinceaux en fibres naturelles (martre ou petit gris). Ce sont des pinceaux qui possèdent des caractéristiques exceptionnelles. Ils sont nerveux et retranscrivent parfaitement le geste du peintre. Ils sont aussi idéaux pour les couches fines (glacis).
    • Les couteaux à peindre sont destinés à ceux qui souhaitent travailler en épaisseur. Ils existent dans différentes formes pour créer des effets variés.

assets/images/illustrations/page_univers/icones/puce_content_univers_conseils.png Les conseils de notre coach/ Les astuces de nos clients

Il est conseillé lorsque l’on commence à travailler à la peinture à l’huile sur un tableau de diluer sa couleur avec de l’essence de térébenthine. Ce procédé permet ainsi un séchage plus rapide et d’avoir rapidement un premier aperçu des valeurs globales du tableau.

Pour réussir votre composition, appliquez toujours la règle des deux tiers un tiers. Par exemple, déterminez la position de la ligne d'horizon vers le 1er tiers de la toile en partant du bas (ne jamais la positionner au milieu). Ceci permettra de créer un effet de lointain.

Positionnez toujours votre toile sur votre chevalet de telle sorte que le milieu soit au niveau de vos yeux.

Pensez à reculer de quelques pas, de temps en temps, au fur et à mesure de l’avancée de votre tableau. Il est important d’avoir une vue d’ensemble pour percevoir plus facilement les éventuelles erreurs.

Pour reproduire une esquisse, tracez un quadrillage sur un papier calque et posez-le sur votre esquisse préliminaire. Quadrillez votre toile à l’échelle et recopiez votre dessin carré par carré. D’apparence laborieuse, cette technique permet de garantir une grande précision des proportions.

 

conception & réalisation Sinfin-c