Un moyen d'expression rapide et accessible

L’aquarelle est une peinture qui se dilue à l’eau et dont les pigments sont liés à la gomme arabique. Le propre de l’aquarelle est la transparence. Les tons se travaillent en couches diluées (lavis) colorées sur le blanc du papier. Elle demande un matériel minimal peu encombrant. On travaille sur papier blanc , en fonçant les tons progressivement et en ayant soin de laisser des zones de lumières « en réserve ».Sa rapidité d'exécution en a longtemps fait une technique de croquis et d'études.

Il faut bien choisir ses couleurs. Pour des résultats convaincants, il faudra choisir des pigments de qualités, même s’ils paraissent chers. Les couleurs se vendent en godets (pastilles de couleurs sèches) ou en tubes. Les boites contenant les godets (appelés aussi demi-godets), conviennent à la peinture en plein air : le couvercle sert de palette et les mélanges peuvent être faits rapidement.

Les techniques

L'aquarelle se prête bien au travail d'esquisse et aux carnets de voyage, parce que facilement transportable, elle permet de monter rapidement en couleur une image préalablement croquée au crayon ou à l'encre de Chine. Mais c'est aussi une des techniques les plus utilisées en illustration :

L'aquarelle se pratique à l'aide de pinceaux bénéficiant d'un bon pouvoir de rétention de l'eau (trempe). Pour les lavis et les fonds, la forme du mouilleur ou pinceau à lavis, est usuelle car son ventre ou réservoir permet de contenir une grande quantité de liquide.

L’aquarelle se pratique donc avec beaucoup d’eau, sur un papier très épais pour absorber la teneur du travail en eau, mais protéger pour ne pas gondoler. Il faut donc nécessairement utiliser un papier spécial aquarelle entre 200 et 300g.

Il existe quatre principales techniques pour l’aquarelle.

  • Le mouillé sur mouillé
    Cette technique consiste à appliquer un lavis monochrome puis à lui ajouter une deuxième couleur pendant que celui-ci est encore mouillé. Le résultat est une fusion des deux couleurs. Les effets obtenus sont variés et dépendent du facteur temps et du degré de dilution.
  • Le mouillé sur sec
    Contrairement à la première méthode, cette technique consiste à appliquer une première couleur qu’on laisse sécher. Ensuite, on ajoute une seconde couleur et on obtient ainsi une sorte de “glacis”.
  • La technique de la brosse sèche
    Sur une surface de couleur que l’on aura pris soin de laisser sécher, on intervient avec un pinceau sec de type brosse sur lequel on a appliqué de la peinture sèche. On obtient ainsi différents effets de texture suivant qu’on laisse glisser le pinceau ou si on l’utilise en tamponnant légèrement la surface peinte.
  • La projection
    Pour cette méthode, on utilise généralement une brosse à dents trempée dans de la peinture. Ensuite, on vient l’écraser et relâcher les poils de celle-ci au dessus de la feuille de papier. On obtient des projections de peinture avec des effets variés selon le sens utilisé.

Les supports

Le support pour l’aquarelle reste principalement le papier. Il est épais et préparé pour ne pas gondoler sous l’effet de l’eau. Il se dégage trois types de papiers utilisés par l’aquarelliste.

  • Le papier à grain satiné
    Présentant une surface lisse, on utilise ce papier pour travailler à la plume, pour réaliser des travaux au trait et la peinture de détail.
  • Le papier à grain fin ou moyen
    Ce papier présente à l’aspect une légère texture qui permet à la touche d’avoir plus de caractère. C’est le modèle le plus couramment utilisé par l’aquarelliste pour son côté robuste et sa polyvalence.
  • Le papier à gros grain (grain torchon)
    Ce papier a une texture à gros grain qui accentue les effets de contours typiques de l’aquarelle.

Ces trois différents types de papier se déclinent sous forme de blocs de papier en spirales ou collés sur les quatre bords ou encore en feuille libre.
Le bloc d’aquarelle encollé sur les quatre bords est très pratique pour l’extérieur ou en voyage. En effet, il sert directement de support et permet d’éviter que le papier ne gondole pendant le travail.

L'outillage

  • Le pinceau
    L’outil principal est le pinceau à lavis. Sa pointe sert aux détails et son ventre permet de le charger en peinture qui sera ensuite libérée grâce à de légères pressions. Il permet donc grâce à ses formidables qualités de se substituer aux autres pinceaux proposés sur le marché.
    Toutefois, difficile de résister à la grande offre de pinceaux existants pour l’aquarelle. Ils se déclinent sous diverses formes : pinceau rond, brosse plate, pinceau langue de chat, pinceau éventail... Chacun offre un effet particulier.
    Libre à vous d’adopter tel ou tel pinceau qui correspondra à votre style de peinture ou tout simplement avec lequel vous serez le plus à l’aise. 
    Les tailles de pinceaux vont du 0 qui correspond au pinceau le plus fin jusqu’au numéro 24, voire plus, qui désigne le plus gros.
    Les types de poils proposés vont du poil synthétique, du petit gris pur, des poils mélangés jusqu’au poil de martre pur qui reste le pinceau de référence. Il est onéreux à l’achat mais possède des qualités redoutables telles que l’élasticité (il retrouve sa forme initiale après chaque touche), une grande capacité à retenir la couleur et sa quasi-inusabilité, s’il est bien entretenu !
  • Le drawing gum
    Appelé également fluide à masquer, il sert à réserver de petites zones de papier blanc avant de passer une couleur. Il suffit de l’appliquer avant de peindre. Utilisez un pinceau usagé et lavez-le immédiatement à l’eau tiède. Lorsque le fluide est sec, vous pouvez peindre sans crainte de déborder sur la zone réservée. Après séchage, enlevez le fluide en frottant délicatement avec le doigt ou avec une gomme. Cette technique permet de ne pas déborder, ce qui apporte de la qualité au travail.
  • L’éponge naturelle
    Elle permet des effets de texture divers et variés.
  • Le kraft gommé
    Le kraft gommé sert à tendre le papier pour l’empêcher de gondoler. Le kraft gommé est un papier sur lequel est déposé un couche de colle. Quand celle-ci est humidifiée à l’aide d’une éponge, le papier devient adhésif, on peut ainsi fixer sa feuille. Pour fixer le papier épais, vous pouvez utiliser du ruban crépon adhésif.
  • Le vernis aquarelle
    A base de résines synthétiques incolores et non jaunissantes (selon les maeques). Ce vernis léger s’applique au vaporisateur ou au pinceau: il ravive et protège l’Aquarelle de la poussière sans modifier l’aspect du support.

Les conseils de notre coach / Les astuces de nos clients

Faites un dessin préalable au crayon « H » ou « 2H » pour ne pas salir la couleur. On travaille toujours du clair au foncé, l’inverse n’est pas possible, ce qui est une difficulté de cette technique. Il faut prévoir sa composition avant de commencer, le repentir est souvent impossible …

Essayez d’autres outils pour faire des effets : éponge naturelle pour des frondaisons, pinceau éventail pour des herbes ou des cheveux ou des poils d’animaux, papier froissé etc. Prenez soin   de simplifier votre composition, trop de détails nuisent à la lisibilité de l’œuvre. Vous verrez qu’une bonne aquarelle peut être réalisée en quelques minutes seulement et en quelques taches de couleurs.